Jigoro Kano
Jigoro Kano arrive à Tokyo
en 1871 où il suivra de brillantes
études à la faculté
des sciences politiques et des lettres.
N'étant pas dôté
par la nature d'une musculature impressionante,
il commença par s'essayer à
l'athlétisme, au tennis, au
baseball mais il n'y trouva pas ce
qu'il recherchait. Il appris alors
quelques rudiments de ju-jitsu, auprès
de maître Iso, pour résister
aux brimades de ses camarades physiquement
plus forts que lui. Très appliqué,
persévérant et soucieux
de techniques, il maîtrise rapidement
plusieurs styles de ju-jitsu (incluant
le Kito-Ryu et le Tenjin-shinyo Ryu)
et décide à 22 ans en
1882 d'ouvrir sa propre école
de ju-jitsu basée sur les principes
des sports modernes dans le temple
Eishoji à Tokyo.
Il fut conseiller auprès du ministère
de l'Education nationale et professeur à
l'Ecole normale supérieure. Il effectua
de nombreux voyages au travers du monde
pour faire connaître l'école
du Kodokan mais aussi comme délégué
olympique du Japon.
En 1938, Jigoro Kano se rend au Caire pour
une réunion du Comité Olympique
pour la préparation des jeux qui
devait se dérouler à Tokyo
en 1940. Il mourut le 4 mai 1938 lors de
son retour à 6h30 à bord du
Hikawa-Maru d'une pneumonie, deux jours
avant d'arriver à Yokohama.
Le temple Eishoji
où Jigoro Kano commença
à enseigner
Il donna le
nom de judo (qui peut être traduit
"voie de la souplesse")
à l'art martial qu'il enseignait
et baptisa son école Kodokan.
Les premiers katas du judo virent
la naissance en 1907. Son école
dut relever de nombreux défis
venant des autres écoles, mais
le triomphe de ses champions lui procura
une grande renommée. L'un des
plus fameux champions du Kodokan était
Shino Saïgo (surnommé
le chat), il était doué
d'une extraordinaire souplesse et
d'un don pour l'équilibre,
il demeura invaincu.